N.E.R.D. : Montreux Jazz Festival 2018

Vendredi soir, le groupe de hip-hop et rock originaire de la Virginie retourne 10 ans plus tard sur la scène du Stravinski pour la 52ème édition du Montreux Jazz Festival. Avec un nouvel album sous la main, No one Ever Really Dies, Pharrell Williams et ses deux acolytes, le producteur Chad Hugo et le rappeur Shay Haley, ont joué tous leurs plus grands sons devant un public presque amorphe.

La première partie de la soirée est assurée par le rappeur Duckwrth. Avec des chansons toutes plus énergiques les unes des autres, il entraine un public tout aussi jeune et insouciant que lui dans des danses sans fin. Habillé de sa combinaison orange, il interagit avec ses fans en faisant preuve d’humour dérisoire, notamment avec son Dj qui rappelle constamment le nom de premier album I’m Uugly (je suis moche). Ses sons sont un mélange de Funk et de RnB auxquels sa voix se prête parfaitement. Ceux qui se reconnaissent dans des titres comme Tamagotchi, I’m Dead et Michuul ne peuvent s’empêcher de bouger sans retenue. Il est un réel produit de la tête d’affiche de la soirée et avec son talent, on espère qu’il prendra d’assaut les plus grande scène du monde.

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Photo : © Montreux Jazz Festival – Marc Ducrest
Après plus d’une heure d’attente, les premières notes d’Anti-Matter résonnent dans la salle et les cris s’élèvent. Malgré le rythme clairement captivant de la chanson, une majeure partie du public ne semble pas reconnaître le groupe devant eux. Pharrell Williams, et son visage qui ne veut décidément pas vieillir, et Shay Haley entrent sur la scène accompagnés de leur danseurs dont Mette Towley, la star du clip Lemon. C’est le début d’un concert difficile pour le duo qui, à plusieurs reprises, demande d’arrêter la musique pour raviver la foule qui semble dormir alors que les chansons de leur nouvel album sont interprétées.

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Photo : © Montreux Jazz Festival – Marc Ducrest
Les reprises des productions du duo The Neptunes, formé par Pharrell Williams et Chad Hugo, réveillent les fans qui ne peuvent s’arrêter de les accompagner sur Drop it like it’s hot, Pass The Courvoisier et Alright. Après cela la chanson qui met tout le monde d’accord est jouée, She wants to move. Le groupe fait monter quelques fans sur la scène. Tout le monde est entrainé sur le rythme bien connu de la chanson et les gens crient le refrain. La salle se chauffe et en dépit d’un début compliqué, la foule se laisse aller sur les sons les plus connus tels que Lapdance et Everyone Nose (all the girls standing in the line for the bathroom).
Pour conclure une soirée néanmoins plaisante, le groupe joue Lemon et laisse Mette Towley reproduire la chorégraphie du clip. Si pour certains cette soirée devait être un retour nostalgique au début des années 2000, ils n’ont pas été déçus. Mais pour ceux qui auraient voulu passer une soirée de fête et de célébration des plus marginaux dans leur état le plus authentique, une atmosphère peu accueillante et peu excitante est à plaindre pour un concert qui fut juste satisfaisant.

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Photo : © Montreux Jazz Festival – Marc Ducrest
Auteur : Helen Antwi

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