Opening: Future Love. Desire and Kinship in Hypernature

Future Love


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Photo : contemporaryartswitzerland.com

Future Love. Desire and Kinship in Hypernature est une exposition collective d’artistes internationaux qui dépeignent l’impact des nouvelles technologies et des réseaux sociaux sur notre vie affective et sexuelle. Si le programme promet une exposition à l’esthétique décalée et toute de pixels vêtus, elle pousse également, forcément à réfléchir. Partagés entre l’effroi et la curiosité, les spectateurs se verront très vite prendre les manettes de la ludique exposition.

Et tout d’abord, l’hypernature, qu’est-ce que c’est ?
L’hypernature est une version améliorée de l’écosystème. Elle n’est donc pas un prolongement ou un monde parallèle, mais bien une évolution, un but.

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Photo : hek.ch
Ci-dessus : Ed Fornieles, Truth Table, 2016
Si le progrès 2.0 peut faire frémir, il est aussi annonciateur de réjouissances. Au menu : des biotechnologies proposant de nouveaux moyens de reproductions alternatifs, la démolition des croyances sociales autour du genre et des structures traditionnelles des relations amoureuses et familiales, une industrie qui permet de réaliser tous nos fantasmes sexuels (grâce, entre autres, à la réalité virtuelle). Les réseaux sociaux ne sont pas en reste : de nouveaux modèles d’amour et de sexualité gagnent une meilleure visibilité, ouvrant les débats et caressant les curiosités.
Cette interdépendance entre la technologie et notre environnement nous cantonne un peu plus dans notre solitude. Des individus choisissent comme moitiés des robots, chaque interaction virtuelle devient distraction et contre productivité. Un rien nous ramène au film HER (Spike Jonze, 2013) qui relate avec tendresse et onces de cynisme une amourette entre un être humain et une intelligence artificielle.
Comment réagir, par exemple, à la possibilité, sûrement future, de donner naissance à des enfants sur mesure ? Et à celle d’avoir des relations sexuelles avec des plantes (qui pourraient donc procréer) ?
 À l’heure actuelle, l’art s’ébranle et repense nos identités. Et ce qui est sûr, c’est que ces impulsions nous rassurent. Il était temps, que des artistes abordent avec autant de médiums différents les préférences sexuelles et amoureuses actuelles ! 
À Bâle, La Maison des arts électroniques déballe des installations vidéos, des sculptures imprimées en 3d, des installations évoquant des nouvelles applications destinées aux personnes transgenres (par l’artiste Micha Cardenas) et des coïts via réalité virtuelle. Les prouesses techniques exposées sont effrayantes, et pour la plupart déjà étrangement familières…
La sexualité de demain donne à voir, à l’espace HeK de Bâle. Une exposition pour repenser nos identités, nos envies, nos modes de vie.


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Photo : blouinartinfo.com
Ci-dessus : Designer Babies, Clairvoyance
Où ?
HeK
​Haus der elektronischen Künste Basel
Freilager-Platz 9
Münchenstein/Bâle

Tarif ?
Normal : 9 CHF
​Réduit : 6 CHF

Quand ?
Du 18 janvier au 15 avril

Horaires d’ouverture ?
Du mercredi au dimanche de 12h à 18h

Plus d’info
ici


Auteur : Laure Federiconi

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