Paléo Festival Nyon 2018 : Cher Paléo

Cher Paléo,

Notre histoire commence toujours avec un rituel. Le mien démarre quand j’enfile ce short d’un vieux rose, le même que je porte pour chacune de tes éditions depuis notre rencontre. Puis je prends la route pour te retrouver parfois en bus, en train ou en voiture.
La musique au loin augmente les battements de mon cœur. Je me rapproche de toi et de ton ivresse. Les toiles tendues de tes scènes sont visibles au loin. Le battement de mon cœur tape dans mes oreilles. L’euphorie m’atteint. Je passe les portes. Déjà les yeux fixés au loin à la recherche de cette amie que je perdrais surement les temps de quelques chansons dans ton antre. Cette année, tu as revêtu le thème de l’Europe du Sud. L’accent chantant de ces pays du sud prennent possession de ta plaine. Il s’insinue dans les plats, les musiques, les discussions. Cette édition est placée sous le signe du soleil, de la chaleur. Les rythmes dansants prennent possession de mon corps. Il se meut comme si rien n’importait.  Il fait chaud. Mon cœur s’accélère encore un peu. Je déconnecte quelques instants ne laissant plus que ta musique dans ma tête et mon corps.

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Photo : Paléo Festival Nyon
Mais ce soir-là, mon cœur a pris le large. Il a quitté ton Sud pour rejoindre ton Nord. Lui qui prenait place sur ta scène principale, répondant au doux nom de KALEO. Une chanson en langue islandaise… une poésie incompréhensible mais si douce à mon oreille. Mon corps passe de l’électricité à une douceur sans nom dans tes bras.

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Photo : Paléo/Ludwig Wallendorff
Ci-dessus : Kaleo
Ta musique s’accélère. Ta foule se meut. Elle bouge en rythme, quelques fois à contre temps. Brisant le temps de quelques cris.

Le concert s’arrête je me perds, flânant d’un stand à l’autre me questionnant sur ce que je vais manger… indien, fish&chip. Il est temps de s’asseoir de déguster ce plat choisi après de longues minutes de réflexion, de regarder les gens passer. Le sucre de mon pancake encore sur mes lèvres, mon âme d’enfant est attirée par les néons et la piscine à boules le tout sur un live de Depeche Mode.​

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Photo : Paléo/Nicolas Patault
Les adieux sont proches, je le sens. Je prends place dans l’installation, un hamac à grandes cordes qui me permet de fixer les étoiles. Pendant qu’une forêt de corail s’agite sous un vent naissant. Ils jouent avec la lumière, la lune se reflète sur l’alu.

Avant de prendre congé de toi avec la promesse de te revoir l’année prochaine. Je me perds une nouvelle fois dans tes souvenirs. Une photo d’un couple en noir et blanc d’un couple s’embrassant contre tes barrières. Cher Paléo, tu es une douce idylle d’été chaude et sentimentale, électrique et hypnotique.

À bientôt.

Auteur : Megane Massy

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