Une glisse agressive aussi chic que choc

Une glisse agressive aussi chic que choc

Ci-dessus : Rider, Sébastien Closuit

Quand le mot agressif résonne dans le sens de la puissance, mieux vaut ouvrir tes mirettes car le spectacle promet d’être au rendez-vous. Ce mois Chic-choc glisse dans la Street, roller aux pieds.

Sébastien Closuit fait sortir le Roller Agressif de l’ombre du Skate. « Ce sport se compose du roller en skatepark qui propose une pratique complète car on peut y faire différentes figures (ndlr slide, gap…). Mais également du roller de Street. On prend la ville comme un terrain de jeu avec ses barrière, ses escaliers, etc. »

« On prend la ville comme un terrain de jeu avec ses barrière, ses escaliers, etc. »


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Photo : Samuel Devantery
L’association « Word Rolling Series » (ndlr on ne sait pas à l’heure actuelle si l’association existe encore) regroupe plusieurs compétitions en leur attribuant un nombre d’étoiles allant d’une à cinq en fonction de son importance. Les points remportés dans les différents évènements permettent d’établir un classement. Vous l’aurez compris le roller agressif est aussi une histoire de compétition. Sébastien Closuit nous parle de cette intensité qui caractérise sa discipline. « Quand on est en compétition, on a en générale deux ou cinq minutes de passage où tu dois vraiment aller le plus vite possible, faire le plus de tricks possible mais tout en étant propre, fluide. Ça demande énormément de condition physique. »
Cher lecteur, voici un petit lexique pour que les tricks aussi appelées plus couramment figures n’aient plus aucun secret pour toi.
Air : figure qui consiste en un saut en l’air dans une courbe
Slide : figure qui consiste à glisser avec ses rollers sur une barre ou au bord de mur
Gap : figure qui consiste à sauter d’un endroit à l’autre sans forcément prendre une courbe
Grab : figure qui consiste à saisir tes rollers par la main au moment de faire un air ou rotation
720, 900, 1080 : figure aérienne qui consiste à faire des tours sur soi-même
Flat-pin : back flip avec rotation à l’intérieur

Le roller agressif pousse le corps dans ses limites par son intensité, mais également dans sa capacité à encaisser le choc. « On chute régulièrement mais souvent ce sont des chutes sans gravité, plus des éraflures ou des petits hématomes. Quand on fait une nouvelle trick, on essaie, on va petit à petit. Tu tombes mais c’est comme ça que tu commences à prendre le mouvement. La chute fait partie de l’apprentissage et elle t’aide aussi à moins tomber par la suite. Pour progresser, il ne faut pas avoir peur de tomber. » L’appellation sport extrême n’est donc pas de trop pour définir ce sport.

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Photo : Samuel Devantery
Sébastien Closuit défend l’idée d’une discipline aussi chic que choc. « Chic dans le sens où il y a un attrait visuel, une esthétique dans les tricks choisies, dans leur enchaînement. Il y a également des marques de vêtements rattachées à ce sport qui recherchent une esthétique particulière par le textile ou les motifs. » Le roller ne se cantonne pas qu’à un sport, il se crée une identité propre et forte avec ses marques. Il possède une face plus choc sous différents aspects. Comme l’explique Sébastien Closuit : « Dans un sens premier au niveau des blessures, des chutes. Et choc dans le sens qui est impressionnant. Je trouve que ça reste un sport choc par les figures souvent périlleuses, voir cascadeuse. »

« Chic dans le sens où il y a un attrait visuel, une esthétique dans les tricks choisis, dans leur enchaînement. (…) Et choc dans le sens qui est impressionnant. Je trouve que ça reste un sport choc par les figures souvent périlleuses, voir cascadeuse. »

Cependant ces dernières années le roller agressif connaît un déclin de popularité du point de vue de Sébastien Closuit. « Le milieu est toujours en mouvement ces dernières années. Il n’y a plus champion installé avec un charisme pour porter le sport. On a souvent des images d’anciens riders mais on peine à retrouver des figures fortes. Mais il faut nuancer ces propos. Certaines figures sont toujours actives en compétitions. Ils contribuent également à supporter le roller à travers leurs vidéos.» Sébastien Closuit évoque aussi la nostalgie d’un roller moins gymnastique en compétition qui laissait plus de place à la créativité. Cependant de grandes compétitions sont toujours présentes dans le paysage des sports extrêmes comme le Winterclash, le Fise, le Summerclash
« Le skatepark est un lieu où les jeunes sont attirés, un lieu urbain. Il y une culture différente, un groupe qui se forme. C’est ce qui est séduisant pour les jeunes. » Malgré ce manque de visibilité, le roller et son milieu urbain fascinent encore. Ce sport cherche à faire peau neuve. Il offre donc la possibilité aux jeunes et aux moins jeunes d’en prendre possession, de lui insuffler une nouvelle dynamique. Sébastien Closuit attire l’attention sur l’éclosion de nouveaux talents dans le monde pro (ndlr Sébastien Closuit pratique le roller en amateur) comme Julien Cudot. Par sa créativité et sa prise de risque, il est l’un de ces riders qui dynamise le roller. (ndlr si tu veux le voir en image ça se passe à la fin de notre article).

« Le skatepark est un lieu où les jeunes sont attirés, un lieu urbain. Il y une culture différente, un groupe qui se forme. C’est ce qui est séduisant pour les jeunes. »

« Il faut venir un jour au skatepark, discuter avec des gens qui pratiquent du roller. Vu qu’on se connaît un peu tous, on peut facilement offrir la possibilité à la personne de venir nous regarder, poser des questions. » Sébastien Closuit et ses partenaires de glisse laissent la porte de leur univers ouverte. Alors à toi, cher lecteur de mettre ton courage au pied et d’aller glisser sur asphalte.​

Auteur : Mégane Massy

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